exercice de style

14 10 2009

à vos rêves

trevoux2.jpg

deux réponses
(à ce jour)
à cette nébuleuse invitation.
La première,
de Basilic22
sage composition
qui respecte la consigne,
harmonie des sons et des images
toute en finesse.
La seconde,
un doux délire de l’ineffable phlaurian,
à mille lieues du haiku
un long vagabondage liquide

Un ciel orageux
Se mire dans l’eau croupie,
Brillant marécage

 

un nuage égaré
s’était tourné vers moi,
me jetant un regard
comme un reflet d’émoi,
et moi,
mort,
emmuré de mes eaux,
démesuré mais un,
amenuisé de nuit,
je zyeutais sur l’amour comme pas un ne l’osait.

 

je me suis relevé,
sorti du lit de l’eau,
l’onde a lui sous la lune,
elle dormait dans mes bras.
mer – rivage -
le soleil se voilait et se levait pourtant.

 

rayé de lumière,
taché de ses rayons d’élytres,
attaché au doux chant,
je chutais sans fin
au fond du fond du fond
du lac. clé obscure de ces airs :
sol, je ricochais toujours.
Onde, noyé d’obscur,
ronde des gnomes
dans le lit de nos jours.
Murmures d’arbres
où s’enlisent nos pas. Passé:

 

elle avait des lèvres chaudes
comme la pluie,
appuyée sur mon cou,
elle m’appelait à terre,
ployé sous elle,
j’ai pleuré la rivière,
vu l’eau couler sous elle.
bulle amour ensorcelle. Futur:

 

courir encore, sur le fil
et le perdre, aiguisé de l’avril découvert aussi loin,
de l’autre côté des océans,
partir, chanter à tue-tête des refrains qu’interrogent mes doigts
le long d’un corps de bois,
chitarra. présent .

 


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4 réponses à “exercice de style”

  1. 17 10 2009
    phlaurian (14:40:45) :

    un nuage égaré s’était tourné vers moi, me jetant un regard comme un reflet d’émoi, et moi, mort, emmuré de mes eaux, démesuré mais un, amenuisé de nuit, je zyeutais sur l’amour comme pas un ne l’osait.

    je me suis relevé, sorti du lit de l’eau, l’onde a lui sous la lune, elle dormait dans mes bras. mer – rivage – le soleil se voilait et se levait pourtant.

    rayé de lumière, taché de ses rayons d’élytres, attaché au doux chant, je chutais sans fin au fond du fond du fond du lac. clé obscure de ces airs : sol, je ricochais toujours. onde, noyé d’obscur, ronde des gnomes dans le liszt de nos jours. murmures d’arbres où s’enlise nos pas. passé .:

    elle avait des lèvres chaudes comme la pluie, appuyée sur mon cou, elle m’appelait à terre, ployé sous elle, j’ai pleuré la rivière, vu l’eau couler sous elle. bulle amour ensorcelle. futur .:

    courir encore, sur le fil et le perdre, aiguisé de l’avril découvert aussi loin, de l’autre côté des océans, partir, chanter à tue-tête des refrains qu’interroge mes doigts le long d’un corps de bois, chitarra. présent .:

  2. 17 10 2009
    phlaurian (14:44:32) :

    cette image est vraiment d’une beauté infinie…

  3. 19 10 2009
    Basilic22 (23:59:59) :

    Un ciel orageux
    Se mire dans l’eau croupie,
    Brillant marécage

    Dernière publication sur FICTIONS et FRICTIONS : Bruxelles ciblée, Bruxelle brisée, Bruxelles martyrisée...

  4. 2 11 2009
    phlaurian (15:47:14) :

    houlà ! je prends de la place… je dois avouer que ça me gène un peu de transpercer la page comme ça… si ça ne dérange pas je préfère n’être ici qu’un simple commentaire…

    (mais je te remercie de cette attention apportée à mes mots, elle me flatte et me réconforte assez souvent… merci !)

    (_8^D) (← oui, c’est un smiley…)

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