Un poeme et quelques fragments d’André Hardellet

19 06 2011

p { margin-bottom: 0.21cm; }

SURESNES

Entre la Seine et les coteaux

Y’avait du bal et d’la guinguette.

Y’avait du coquin, d’la fillette

Et d’l'agrément au bord de l’eau.


On s’épousait pour la semaine

À la saison des roucouleurs.

La jolie gerbe de faveurs

Qu’on s’est envoyée à Suresnes !


Petits jardins, berges, talus,

Sirène au loin, des murs d’usine

Un accordéon en sourdine

    - Et ce jour qui déjà n’est plus.

Depuis il s’est passé du monde

De Saint-Cloud jusqu’à Billancourt

Et moi j’ai donné le bonjour

De mes vingt ans ans à Brune ou Blonde


En cherchant ce que voulaient dire

Un paysage et quelques noms

Réunis dans leur abandon

Par la lumière du sourire.


HARDELLET André, La Cité Mongol

Paris, nrf, Poésie Gallimard, 1998, p. 21




POEME

(…) La douceur – c’est un vol de chouette, sous le taillis, au crépuscule.

(…) L’été – c’est l’ombre de la jarre qu’emperle son frais et cette parole qui traverse encore le dédale des vacances.

L’Île-au-Trésor – c’est la touffe de parfum entre tes cuisses – salées.

(…) L’amour – c’est ce pays à l’infini ouvert par deux miroirs qui se font face.

L’enfance – c’est la clef rouillée que cachent les buis – celle qui forcerait toutes les serrrures.

Le rêve – c’est l’instant où tombe enfin la robe des clairières.

La plus belle récompense de l’homme – c’est encore son sommeil. Et le mien tarde bien à venir.


HARDELLET André, La Cité Mongol

Paris, nrf, Poésie Gallimard, 1998, p. 26


Actions

Informations



Laisser un commentaire




j'ai "meuh" la "lait"cture |
Les Chansons de Cyril Baudouin |
Malicantour |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | elfes, fées, gobelins...
| Pièces fugitives
| sosoceleste