CALAFERTE Louis

20 06 2011

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(La découverte des poèmes de Calaferte a été, pour moi, un véritable choc. Ce recueil est devenu dès son achat un ami, comme des reproductions de tableaux de Cézanne ou L’étranger, ou Noces, de Camus… c’est léger, c’est fort, c’est doux, c’est cruel, c’est puissant, bref, c’est beau. Puissiez vous aimer cela!

Juste un petit extrait, débordant de tendresse et de sensualité.)

À tous tes jeux de devinettes

quelquefois je perds mon latin

hier tu étais alouette

et aujourd’hui petit lapin

Tu es dragon ou tu es reine

au payse des vieux continents

et je ne te suis qu’à grand peine

si tu te fais prêtre anglican

Mais moi aussi je te devine

quand tu mets tes bras à mon cou

que tu deviens fauve et câline

de la houle dans tes yeux fous

Et nous nous enfouissons dans des comas de laine

CALAFERTE Louis, Ragtime, Paris, Nrf, Poésie/Gallimard, 1996, p. 137


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