et de treize…

24112009

un paysage urbain, comme nouvelle proposition

gambetta.jpg

sur cette proposition, nos fidèles visiteurs se sont lachés, oubliant la consigne du hai-ku. Mais suis-je vraiment en mesure de les empêcher de faire ce que bon leur semble?

arabelle d’abord.

  1. De ce corps meurtri, pleuvent,
  2. Des gouttes d’or à l’infini,
    Autant de mots non retenus,
    Autant de promesses non tenues,
    Dans le tourbillon de la vie,
    L’amour fou, doucement, s’est enfui…
     

    1. Couleurs en pamoison,
      Amour au diapason,
      Aujourd’hui comme demain,
      Au détour du chemin,
      A l’automne de ma vie,
      Ce que j’attends c’est lui…

    Tu maquilles de tes ors,
    Les paupières de nos villes,
    Nos yeux émerveillés,
    Par ton côté artiste,
    Nous foulons de nos pieds,
    Ces gracieux pointillés,
    Déposés là pour nous par un impressionniste…

 

ou l’inévitable et inégalable phlaurian


cascade, de couleurs,
chute de mots, de fleurs,
c’est l’automne qui flambe.


et dans les phrases qui flanchent
l’homme lit le mélange
de prose et poësie

le son abscons se fée
et le sens sonore
la lumière qui s’endort
devient comme un trophée

la boire et puis la rendre,
pour la prendre, à-peu-près
puissant comme de l’ambre,
se coller contre l’arbre,
s’engluer à sa peau,
sans penser à l’après.





Entre Isere et Ain

27102009

 

lhuis2.jpg

entre misère et vain,
venait à moi mon coeur,
dans les flots, roulés comme
elle, je perdais l’espoir.

 

pourtant il était tard,
et ses yeux avaient plu,
et du ciel avaient plus
l’air lunaire que les miens.

 

sa voix était posée
contre un morceau de ciel,
et tordait dans sa bouche

 

le monde envahit d’hommes,
qui perdraient pour toujours
la raison et la foi.

ou alors

corridor d’or sur l’eau d’où
monte en un décor…
le ciel est à genoux.

et arabelle encore

Blanche emprisonnée,
Tu te fais la belle,
Dans les eaux moirées…

roland pour finir

D’ambre et d’or bordé,
Fleuve où le ciel se mire.
Les feuilles se meurent.




27102009

 

 

lhuis.jpg

 

 D’ocres et pourpres
L’automne tumultueux

 S’effondre en majesté

 

 

 




exercice de style (2)

14102009

trevoux1.jpg

 

La feuille d’automne
rescapée de la noyade
redoute le vent

et une belle solution de roland
beaucoup plus dans l’esprit « hai-ku »
que la mienne

Une lame courbée,
Une feuille transpercée.
La fin de l’été.

ensuite l’arabelle

Sur la feuille au vent,
La brindille transcrit,
Message émouvant…

et pour finir, l’inévitable phlaurian

couche d’eau qui accouche
« tu gobes une mouche ! »
d’obliques firmaments…

 




exercice de style

14102009

à vos rêves

trevoux2.jpg

deux réponses
(à ce jour)
à cette nébuleuse invitation.
La première,
de Basilic22
sage composition
qui respecte la consigne,
harmonie des sons et des images
toute en finesse.
La seconde,
un doux délire de l’ineffable phlaurian,
à mille lieues du haiku
un long vagabondage liquide

Un ciel orageux
Se mire dans l’eau croupie,
Brillant marécage

 

un nuage égaré
s’était tourné vers moi,
me jetant un regard
comme un reflet d’émoi,
et moi,
mort,
emmuré de mes eaux,
démesuré mais un,
amenuisé de nuit,
je zyeutais sur l’amour comme pas un ne l’osait.

 

je me suis relevé,
sorti du lit de l’eau,
l’onde a lui sous la lune,
elle dormait dans mes bras.
mer – rivage -
le soleil se voilait et se levait pourtant.

 

rayé de lumière,
taché de ses rayons d’élytres,
attaché au doux chant,
je chutais sans fin
au fond du fond du fond
du lac. clé obscure de ces airs :
sol, je ricochais toujours.
Onde, noyé d’obscur,
ronde des gnomes
dans le lit de nos jours.
Murmures d’arbres
où s’enlisent nos pas. Passé:

 

elle avait des lèvres chaudes
comme la pluie,
appuyée sur mon cou,
elle m’appelait à terre,
ployé sous elle,
j’ai pleuré la rivière,
vu l’eau couler sous elle.
bulle amour ensorcelle. Futur:

 

courir encore, sur le fil
et le perdre, aiguisé de l’avril découvert aussi loin,
de l’autre côté des océans,
partir, chanter à tue-tête des refrains qu’interrogent mes doigts
le long d’un corps de bois,
chitarra. présent .

 




Dix

12102009

à vous de jouer

blognep.jpg

 aussitôt le piège dressé
le phlaurian de passage s’y laisse prendre
pour notre plus grand plaisir.
Encore il nous laisse
un texte magnifique
à la géométrie magique
qui contraint le lecteur
à déchiffrer de la même manière,
lignes, reflets, ruptures
la phrase et l’image.

Grands mercis et bravos
Très sincèrement

 j’ai bu l’eau, à l’insecte
j’ai volé le miroir
pour m’y voir, luit
.

 

 

 

 

 




12102009

blogpech.jpg

 

 

 

Noyée dans l’onde
Aléatoire révérence
Que me diras-tu?

 

 

 

 

 

 

 




et de neuf…

28092009

comme neuvième proposition,

une image de qualité certes fort médiocre

mais souvenir émouvant d’une belle rencontre
un été en Dombes

 

bloghron.jpg

 

Notre ami Phlaurian,
fidèle animateur de ces pages,
est un facétieux.

Il nous propose ce jour
non pas un mais, dit-il, deux hai-ku
intimement liés
en réponse à cette suggestion

Et il feint de s’excuser,
l’espiègle
d’avoir quelque peu transgressé
l’impérative consigne

Il fait ainsi mine d’ignorer
que le hai-ku n’est que la forme élémentaire
de la poésie japonaise
qui aime à combiner haï-ku,
senryu, tanka, waka, et autres subtilités
pour former des renkus, ou rangas

Voici donc sa proposition
hautement respectable
et toujours aussi élégante
dans ce jeu d’assonances et d’allitérations
qui laisse surgir des images somptueuses
(et pourtant la consigne était rude)

un long cou qui se coule
avant que ne décolle
la tête qui s’enroule.

lac, allé au soleil,
le corps halé, langueurs,
l’oiseau luit, les eaux l’ont.

 

 

 

 

 




la passée

28092009

 

passee.jpg

 

 l’heure de la passée
n’affole plus le peuple des ailes
la chasse est ouverte




Supervielle Jules

22092009

J’avais souvenir d’un Supervielle
poète de classes primaire
sonnets à anonner

et pourtant
découvrant dans un vide grenier
pour faut-il le dire, cinquante centimes d’euros
ce recueil de chez Gallimard
Putain! Quel choc
Supervielle, un poète convenu?
Mon cul, dirait Zazie
Un homme libre, plutot

Juste une petite strophe
pour vous mettre en appétit

 Prisonniers des mirages
Quand sonnera minuit
Baissez un peu les cils
Pour reprendre courage

Supervielle, Jules
Saisir, in Le forçat innocent
Paris, nrf, Poésie/Gallimard, 1969
p. 25
 

 







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